Voici la piste de la stimulation cérébrale pour mettre fin au grignotage.

La stimulation cérébrale non invasive serait efficace pour limiter les fringales qui amènent souvent à consommer des aliments riches en calories. La solution se trouverait dans une partie précise du cerveau.

Tous les moyens sont bons pour réduire les envies de grignotage intempestives. Et des chercheurs canadiens de l'université de Waterloo mettent en avant une technique jusqu'ici réservée aux maladies pour lesquelles il n'y a plus d'alternatives thérapeutiques : la stimulation cérébrale. Ces derniers ont découvert qu'il était possible de stimuler une zone précise du cerveau, le cortex préfontal dorsolatéral, qui semble jouer un rôle dans la régulation consciente du désir en ce qui concerne la consommation d'aliments riches en hydrates de carbone (gâteaux, chips, sodas...).

Les chercheurs ont passé en revue onze études qui évaluaient les effets de cette stimulation auprès de volontaires, le plus souvent des femmes qui déclaraient des fringales "fortes et fréquentes". Sur les huit études fournissant des données précises sur les fringales, toutes sauf une ont montré un effet significatif de la stimulation cérébrale. Les données regroupées de ces études ont montré un effet significatif d'une technique particulière de stimulation : la stimulation magnétique transcrânienne répétitive (SMTr) qui consiste à "effectuer une stimulation électrique indolore de certains neurones corticaux", affirme l'Institut Upsa de la douleur.

Une technique pour surmonter ses envies naturelles ...

Celle-ci "s’adresse directement au fonctionnement des tissus qui produisent les neurotransmetteurs et favorisent leurs sécrétions naturelles", précise à ce sujet le Centre de la Dépression. Une découverte intéressante puisque "le grignotage est souvent impliqué dans le développement de l'obésité. Une raison pour laquelle il est si difficile de perdre du poids en suivant un régime c'est parce que la personne doit surmonter les "préférences naturelles  pour ces types d'aliments", expliquent les chercheurs qui suggèrent des effets possibles de cette stimulation sur le "centre de récompense du cerveau".

Les chercheurs ne sont cependant pas parvenu à établir un lien clair entre ce type de stimulation cérébrale et une diminution de la consommation alimentaire globale. Selon les zones du cerveau concernées, la SMTr peut avoir plusieurs applications : les douleurs chroniques (patients atteints de fibromyalgie ou de douleurs neuropathiques), les troubles anxieux ou encore les troubles du comportement alimentaire. La stimulation cérébrale profonde, une technique plus invasive, a aussi fait ses preuves contre les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ou chez les jeunes patients sévèrement atteints par la maladie de Parkinson.


Source : Santemagazine.fr




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